D1 : nouvelle saison, nouveaux objectifs

Dans un mois débute le championnat pour l’équipe de D1. Les Lions, emmenés par un nouveau manager, débutent leur premier des trois tournois de préparation, ce week end à Montpellier, sans leurs renforts étrangers. Etat des lieux et présentation des objectifs par ce nouveau manager et ancien joueur, Thomas Salado.

Un mot pour te présenter ? 

J’ai 31 ans et je joue pour les Lions depuis maintenant plus de 10 ans ! Après avoir passé 2 ans à Sénart et une année à Saint Lô, j’ai rejoint le club de Savigny en 2008. Avec mon acolyte Vincent Ferreira, je fais partie de l’ancienne génération D1 de Savigny, qui avait l’habitude de voir l’équipe de première division dans le haut de tableau, avec en adversaire principal les Huskies de Rouen.
Malheureusement, et suites aux problématiques que tout le monde connaît, ce sont bien aujourd’hui les Huskies qui tiennent encore, et plus que jamais, ce rôle et nous faisons tout ce que nous pouvons, saison après saison, pour reconstruire et revenir jouer les troubles fêtes.

Justement, quelle est ton regard sur les années passées ?

En tant que joueur, ce fut très difficile de gérer la descente aux enfers que nous avons vécue, avec la perte d’une année sur l’autre de notre terrain et de 3 joueurs cadres de l’équipe. Mais après beaucoup d’investissement humain, de volonté – et de galères il faut le dire – nous avons redressé la barre. La preuve en est : nous sommes toujours en D1, et ce depuis 31 ans sans discontinuer.
De mon point de vue, les saisons précédentes font un peu figure de survie pour une équipe en reconstruction complète. Heureusement que nous avions dans nos rangs des dirigeants, des bénévoles, du staff et des joueurs qui ont continué d’y croire et de faire vivre le club dans les meilleures conditions qu’il était possible d’imaginer… sans terrain. Nous pensions pouvoir rebondir plus significativement en 2017, mais le résultat, bien que meilleur que les 3 saisons précédentes, reste décevant.

Un mot sur le collectif ?

L’équipe se divise en trois types de joueurs. Nous avons les plus jeunes, qui s’entraînent quotidiennement au Pôle France de Toulouse, qui découvrent pour beaucoup la D1 et qui débordent d’énergie et d’enthousiasme (Bastien Leveque, Hugo Keranflech, Lilian Amoros, Mathias Lescure).
Ensuite, nous avons les moins jeunes, qui ont tous gagné en maturité et en expérience par rapport à leurs débuts en D1, qui sont devenus ou sont sur le point de devenir de très bons joueurs, sur lesquels l’équipe pourra de plus en plus s’appuyer (Axel Amoros, Victor Jeammot, Tom Dahan, Théo Lakmeche, Gédéon Coste).
Pour finir, nous avons les moins jeunes – pour ne pas dire les vieux – qui amènent sur le terrain de l’expérience et de la sérénité (Vincent Ferreira, Christopher Launay, Guillaume Jouhanneau, Luis DeLaRosa, Mathieu Besnier et moi-même)

Quels changements pour 2018 ?

La première chose, c’est que nous avons modifié notre approche concernant nos imports étrangers, avec les venues de Tim, Conor et Yeixon, nous devrions retrouver sur les terrains des joueurs puissants et je l’espère dominants. De plus, le retour de Christopher Morel vient apporter plus de profondeur à notre rotation de lanceurs.
La deuxième chose, qui s’est imposée naturellement pour moi, c’est que j’ai réalisé que je pouvais beaucoup plus aider l’équipe en apportant de la structure et de l’expérience qu’en terminant la saison avec 121 de moyenne à la frappe… Alors, après introspection et discussions avec le staff, il m’est apparu évident qu’il était temps que je raccroche les crampons pour devenir manager !

Du coup nouvelle dynamique ? Nouveaux objectifs ?

Exactement ! Je connais le jeu, le championnat, les adversaires et j’ai une idée très précise du rôle de chacun pour 2018. Nous avons beaucoup travaillé cet hiver, et nous étions de retour à l’entraînement dès le mois de Novembre pour travailler nos points faibles et partir sur de bonnes bases. J’ai confiance dans cette équipe et nous allons continuer à travailler dur.
Quant à l’objectif, il est simple : Gagner. Je ne connais pas beaucoup de champions qui se sont imposés en se fixant pour objectif le maintien. Je pense qu’il faut voir loin, et qu’il faut croire que TOUT est possible tant qu’on s’en donne les moyens. Faire en sorte qu’une journée de championnat contre Savigny ne se résume pas par l’idée d’un doublé facile dans la tête de nos adversaires.
L’avenir nous le dira, donc rendez-vous le 8 Avril !